Janvier 2026 marque un tournant pour le e-commerce et l’analytics. Avec le lancement du Universal Commerce Protocol (UCP) lors du salon NRF à New York la semaine dernière, Google accélère l’émergence du commerce agentique : des agents IA capables de découvrir, comparer… et acheter des produits sans passer par un site web.
⚠️ À noter : Google n’est pas le premier. OpenAI et Microsoft ont déjà ouvert la voie.
👉 Ce qui change vraiment aujourd’hui, c’est l’échelle : Google peut industrialiser ces usages via Search, Gemini, Wallet/Pay et Merchant Center.
🧠 Le clic n’est plus le point de départ
Pendant 20 ans, nos modèles reposaient sur un funnel simple :
Visiteur → Session → Pages → Conversion
Avec le commerce agentique, ce modèle explose. Le nouveau “funnel” devient :
Intention → Agent IA → Appel API → Transaction
➡️ Une transaction peut se produire entièrement dans une interface conversationnelle, via des échanges API entre l’agent IA et les systèmes du marchand.
✅ Pas de page vue. Pas de session. Pas de JavaScript. ➡️ Le tracking client-side devient partiellement aveugle.
📉 La session perd sa valeur analytique
Si l’achat se fait dans Gemini ou Search AI Mode :
- aucune session Google Analytics ou Piano Analytics n’est créée,
- les funnels onsite deviennent incomplets,
- le chiffre d’affaires mesuré peut être sous-estimé.
🔁 Nouveaux indicateurs clés à surveiller :
- intentions conversationnelles qualifiées,
- appels API réussis,
- qualité et complétude des flux produits,
- capacité à répondre correctement aux requêtes des agents IA.
👉 La performance se déplace du site vers la donnée exposée aux agents.
🧱 Le server-side devient la norme
Dans un monde “checkout dans la conversation”, la source de vérité devient le back-office.
Pour mesurer correctement les ventes :
- le tracking server-side devient indispensable,
- Google Analytics (Measurement Protocol) et Piano Analytics (API server-side) doivent être alimentés directement depuis l’OMS.
🔐 Consent Mode, privacy et RGPD
Avec :
- des parcours partiellement hors site,
- des échanges API machine-à-machine,
- la disparition progressive des cookies tiers,
👉 le consentement devient un signal technique central.
Implications clés :
- les événements server-side s’appuient sur un consentement explicite et traçable,
- l’analytics évolue vers un modèle plus privacy-by-design, aligné RGPD.
🧬Identity Linking : l’attribution devient déterministe
Avec l’Identity Linking :
- l’identité (ex. compte Google) peut être liée de manière sécurisée au compte marchand,
- avec consentement, lors de l’acte d’achat,
- et en continuité cross-surface (Search, Gemini, Wallet).
📌 Résultat :
- attribution plus déterministe,
- capacité à rattacher une conversation IA à une transaction réelle,
- ROAS calculé sur la base du prompt, pas du clic.
🎯 Le prompt devient un touchpoint
OpenAI et Microsoft ont montré que l’achat “dans la conversation” fonctionne. Google peut désormais passer à l’échelle.
Dans ce contexte :
- le prompt devient un point de contact marketing,
- la conversation devient un nouveau funnel,
- le site web n’est plus le passage obligé.
🛠️ Ce que les équipes Analytics doivent faire dès maintenant
Chez Optimal Ways, nous voyons déjà se dessiner la feuille de route 2026 :
✅ Hybridation du tracking: client-side + server-side
✅ Montée en maturité sur les flux produits(Merchant Center = asset stratégique)
✅ Réconciliation multi-sources(Google Analytics, Piano Analytics, OMS, plateformes, data warehouse, …)
✅ Redéfinition des KPIs : moins de navigation, plus d’intention et de transaction
🧩 En conclusion
OpenAI et Microsoft ont montré la voie. Google est en train de la rendre massive.
Pour le Digital Analytics :
- le site web n’est plus le seul lieu de conversion,
- la mesure s’appuie davantage sur le server-side, la transaction réelle et l’identité consentie.
Nous allons continuer notre veille continue à ce sujet. Restez à l’écoute lors des prochaines éditions de notre newsletter Optimal Insights !




